
Ma première rencontre avec ce livre fut assez étrange, ce titre énigmatique, cette couverture verte anis dénuée d’image et un quatrième de couverture encore plus énigmatique… je me suis demandée ce que pouvait bien renfermer ces « Mémoires en chrysalides » cartonnées.
Je suis une inconditionnelle des auteurs du XIXème siècle, j’ai même écrit un mémoire sur ce sujet !
J’ai donc un peu de mal à me lancer dans les romans écrits par des auteurs plus modernes. Cependant cette année j’ai mis au placard mes préjugés et me suis jetée à l’eau tout d’abord avec Katherine Pancol puis avec Jean Teulé (j’ai même récidivé récemment avec Le Montespan, que je vous conseille vivement).
Pour parfaire mon éducation littéraire du XXème, je me suis donc plongée dans mon tout premier Anna Galvada, le cinquième pour elle : L’Echappée Belle (mieux vaut tard que jamais).
Et contrairement à d’autres auteurs français récents qui m’ont beaucoup déçu et dont je tairai le nom, j’ai vraiment beaucoup apprécié son style frais et un peu déluré.
L’Echappée belle ne se raconte pas, tout simplement parce qu’il n’y a pas vraiment d’histoire, nous partageons juste une tranche de vie de l’héroïne : Garance qui part à un mariage avec son frère qu’elle aime autant qu’elle déteste sa belle-sœur ; Garance qui fuit le fameux mariage pour rejoindre son autre frère dans son château ; Garance qui réalise que ces deux frères et sa sœur sont tout pour elle, et que le temps passant chacun va partir de son côté.
L’Echappée belle ne se raconte pas, elle se lit, elle se rêve, elle se vit…
Et si vous n’êtes toujours pas convaincu voici deux arguments qui feront peut-être la différence.
Tout d’abord la couverture est très jolie (dans les editions le dilettante), avec toutes ces couleurs elle donne envie de se plonger dans l’histoire. Ensuite ce livre est très court : seulement 160 pages, même les lecteurs du dimanche pourront le tenter !
Pour ce deuxième opus de la vie de Joséphine, Katherine Pancol nous emmène cette-fois, dans les quartiers chics de Paris, à Londres et en Asie. Fini Courbevoie et l’Afrique, nouveau roman dit également nouveaux lieux.
Côté personnages on prend les mêmes et on recommence. L’auteur propose tout de même une approche légèrement différente puisque les personnages ne font que se croiser et vivent leur propre histoire. Cette fois-ci nous entrons d’avantage dans l’intimité de Marcel et Josine, nous découvrons la face sombre d’Henriette (même si nous en avions déjà eu un aperçu ) et suivons Hortense partie étudier la mode à Londres.
Contrairement au précédent volet, La valse lente des Tortues, ne se contente pas simplement de raconter la vie de personnages, et prend également des airs de roman policier.
Fil rouge de cette histoire, le meurtre apparait comme le personnage caché du roman qui tout à tour va frôler, hanter, toucher Joséphine pour disparaître une fois élucidé.
L’avis de la femme de Michel
Bien plus qu’une suite La valse lente des tortue, se suffit à elle-même, vous n’avez pas besoin d’avoir lu Les yeux jaunes des crocodiles pour vous plonger dans ce volume. Car l’auteur insère subtilement des évènements du premier volet pour aider les lecteurs égarés. Vous pouvez donc vous plonger dans ce roman sans avoir peur de perdre pieds.
Comme pour le précédent volet, si vous ne l’avez pas encore lu courrez vite l’acheter !
Si je ne devais, mesdames et mesdemoiselles, vous proposer qu’un seul livre à lire pendant vos longues journées d’hivers, ce serait : La marque Windfield de Ken Follet.
Pourquoi je m’adresse uniquement à la gent féminine ? Tout simplement parce que cette histoire qui mèle intrigues amoureuses, quête du pouvoir et meutres convient d’avantage à un public de femmes (mais rien empêche ces messieurs de se plonger dans ce roman).
Historien avant d’être romancier, Ken Follet aime entraîner ses lecteurs à travers les siècles passés et relater des récits romanesques toujours emprunts d’un savoir historique. Lire un « Ken Follet », ce n’est pas simplement se plonger dans une histoire c’est également vivre une partie de l’Histoire.
Ici, ce n’est ni la Seconde Guerre Mondiale* ni le Moyen-Age** qui sont en toile de fond, mais l’Angleterre Victorienne. Une période de prospérité et de détresse où les banques londonniennes rivalisent de puissance, tandis que le petit peuple gît dans la pauvreté.
L’histoire : En 1866 plusieurs élèves du collège Winfield asssitent à la mort énigmatique de l’un de leur camarade. Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward Pilaster, riche héritier d’une grande banque, de Hugh Pilaster, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime sud-américain.

Ladurée aime offrir à ses créations les plus beaux écrins. Une magnifique boutique sur les Champs-Elysées, un célèbre coffret vert enfermant les précieux macarons.
Désormais cette boîte de carton fin ne dissimule plus uniquement de succulentes pâtisseries mais également les secrets de fabrication de la marque.

Vous aimez à croire que les bonnes actions sont toujours récompensées et qu’une bonne étoile vieille sur vous. Petite vous vous endormiez bercée par des histoires de princesses où des personnages profondément mauvais, faisant preuve d’aucune empathie, finissaient toujours par être punis.
Si vous avez gardé votre âme d’enfant et aimez toujours les récits qui se terminent bien, plongez-vous alors dans l’envoûtant roman de Katherine Pancol.
Se plonger dans Les yeux jaunes des crocodiles c’est un peu comme pousser les portes d’un « conte de fées moderne ».
Mais oubliez ici fées, sorcières et autres personnages fabuleux, cette histoire ne se déroule pas dans une forêt magique mais tout simplement à Paris, un Paris qui voit se croiser, s’affronter, s’aimer des personnages communs et attachants.
L’histoire : Joséphine Cortès, chercheuse au CNRS, voit sa vie basculer le jour ou son mari la quitte, la laissant seule avec ses deux enfants et face à une sœur que tout le monde adule.
L’avis de la femme de Michel
Si vous ne l’avez pas encore lu, courrez vite l’acheter. Et ne soyez pas effrayer par sa taille (661 pages en livre de poche) il se lit tout seul et très rapidement !

Avis aux amateurs de chocolat et aux cuisinières en herbe, Anne Deblois propose désormais un livre, tout en saveur, pour vous apprendre à réaliser, chez vous, vos tablettes de chocolats.
Revenons à l’essence même de la culture avec un livre !
Aujourd’hui je vais vous parler de J.M Erre et de son Prenez soin du chien.
Ne vous êtes-il jamais arrivé de vous demander ce qu’il se passait chez vos voisins, où encore de vous sentir espionné par le type d’en face qui fume sur son balcon et regarde chez vous ?
Et bien, Prenez soin du chien, traite du sujet délicat du voisinage. Sous forme d’un roman épistolaire (romans par lettres) l’auteur nous entraîne dans le quotidien de chacun des habitants du 5 rue de la Doulce-Belette, et surtout depuis qu’un cadavre à été découvert …
Pourquoi Michel doit absolument le lire ?
Tout simplement parce que ce court roman (278 pages) est frais et facile à lire ! Vous prendrez du plaisir a entrer dans l’intimité de ces locataires plus loufoques les uns que les autres.
L’auteur a eu l’ingéniosité de faire appel au style épistolaire (journaux intimes de deux locataires, lettres de la concierge à sa maman, courrier des lecteurs du Parisien…) permettant ainsi au lecteur d’apprivoiser d’avantage les personnages.
Grâce à son style énergique l’auteur nous entraîne dans une partie de Cluedo effréné (proche aussi des Dix petits nègres) qui nous mènera (peut-être) jusqu’au meurtrier, et à tout les coups dans un vrai moment de plaisir.
Ce sont des auteurs comme J.M Erre qui m’ont réconcilié avec la littérature moderne. Merci et vivement le prochain !
Editions points, 7 euros
Le mois d’août approchant à grands pas, je vous propose une sélection de livres à emporter dans sa valise.
Il y a déjà Le magasin des suicides, mais pour ceux qui préfèrent les policiers (c’est bien un policier en été), voici l’aliéniste de Caleb Carr.
Je plante le décor : New York 1896, dans le quartier de Lower East Side. De jeunes garçons prostitués sont retrouvés atrocement mutilés. Le désintérêt de la police pour cette affaire, pousse alors le préfet à faire appel à John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste pour mener l’enquête. Ce dernier, spécialiste des maladies mentales, va tenter de dresser le profil du meurtrier pour arrêter le massacre.
Pourquoi Michel va absolument le lire
Dans un rythme effréné, Caleb Carr nous entraine dans les bas-fonds d’un New-York sombre, proche du Londres de Jack L’éventreur.
L’aliéniste est un policier haletant très bien mené qui nous fait découvrir les premières techniques d’investigation : le relevé d’empreintes, l’autopsie et bien entendu l’analyse psychologique.
Un vrai régal surtout si vous aimez les thrillers historique ou psychologique.
L’aliéniste, Caleb Carr
Pocket, 574 pages
6,94 €
Avec son Magasin des Suicides, Jean Teulé nous ouvre les portes d’un monde (passé, présent, futur ?) où le suicide est au centre de toutes les préoccupations. Ce qui permet de faire tourner le commerce des Tuvache heureux propriétaires d’un magasin des suicides. Ici on vend tout le matériel pour mourir dans les meilleures conditions comme l’indique leur slogan « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ». Tout ce petit monde vit, telle la famille Adams, dans un parfait désespoir jusqu’au jour où un petit bout de gaîté pointe son nez sous les traits du benjamin Tuvache.
En vous lançant dans cette histoire, attendez-vous à prendre une bouffée d’oxygène contrairement à ce qu’on pourrait croire. Même si le sujet n’a rien de drôle, l’auteur l’aborde de façon légère grâce à l’humour et déridera les plus crispés.
Pourquoi Michel va aimer ?
Tout d’abord parce que c’est drôle (on ne rit pas à gorge déployée mais on est bien obligé de sourire plusieurs fois). Ensuite parce que c’est bien écrit, le style n’est pas pompeux et tout aussi frais que l’histoire.
Cerise sur le gâteau, ce livre réjouira les réfractaires des pavés, Le magasin des suicides ne fait que 157 pages, il se lit vraiment rapidement et ne pèse pas une tonne (en collection poche bien entendu). Vous pouvez donc l’emmener partout dans le métro, sur la plage et dans sa valise.