
Ma première rencontre avec ce livre fut assez étrange, ce titre énigmatique, cette couverture verte anis dénuée d’image et un quatrième de couverture encore plus énigmatique… je me suis demandée ce que pouvait bien renfermer ces « Mémoires en chrysalides » cartonnées.
Ma curiosité grandissante je me suis donc plongée dans ce livre et le titre du premier chapitre m’a lui aussi rendu perplexe « An V-1501ème jour ». Dans quoi me suis embarquée ? Un livre historique ? Un journal intime ? Peut-être une histoire de Sciences-fiction, en tout cas rien ne me préparait à entrer dans la toute jeune vie, sans vague, d’un petit garçon.
Lire Quand les loups avaient des plumes c’est comme pénétrer dans la tête d’un jeune enfant ordinaire mais qui se pose de vraies questions.
Oubliez les « Allo maman ici bébé » qui montraient des enfants aux pensées assez simplistes, l’auteur a choisi de s’imaginer que cet enfant a les mêmes pensées qu’un adulte « Il est de mon devoir de lui remettre les pendules à l’heure. Je ne te fais pas la tête, grand dadais. Ça fait juste sept jours que je ne t’ai pas vu, que je ne sais même pas où tu es. Papa travaille… et alors, qu’est-ce que je peux bien piger à ce mot bizarre ? J’ai entendu parler de salle de travail mais que je sache mon père n’est pas obstétricien et il n’était pas enceinte avant de partir » (An I-121ème jour).
L’avis de la femme de Michel
Drôle, émouvant et bien écrit Quand les loups avaient des plumes d’Isabelle Cousteil, se dévore en une journée. En une centaine de page, l’auteur nous fait partager, de sa naissance à ses quatre ans, la vie de ce petit « loup » : ses découvertes, ses frayeurs, ses joies et ses peines. Vous me direz que c’est un sujet mainte fois traité.. oui c’est vrai mais,ici, c’est bien fait. Les pensées matures de l’enfant sont crédibles et on a envie de croire que notre enfant a ou aura les mêmes.
A conseiller à toutes les futures mamans, celles qui ont déjà des enfants, celles qui n’en n’ont pas et a celles qui ont besoin de convaincre leur moitié !
Quand les loups avaient des plumes Isabelle Cousteil, editions TriArtis, 15 euros.
Quel beau compliment que de dire que « Quand les loups… » se dévore ! Et que l’on trouve crédibles les pensées de ce petit Loup. Cela me va droit au coeur. Même si nous sommes dans la fiction, même si les pensées d’un très petit enfant ne s’expriment pas de la sorte, bien entendu, on a parfois tendance à oublier que son ressenti s’en approche, et qu’il est un être à part entière, non un fragment d’homme pas abouti ! C’est bien ce que j’avais envie de faire passer dans ce petit récit… merci d’avoir si joliment lu.