24
août

Amok Stefan Zweig

Mais voyons Michel... j’ai toujours un peu de Littérature à la maison

Amok Amok Stefan ZweigComme promis je reviens avec un article ne portant pas sur le cinéma, mais la littérature.
Le marketing aidant, nous sommes souvent tentés de lire par un livre récent, écrit par un auteur actuel, et bien trop souvent nous oublions les auteurs passés, pourtant véritables trésors de la littérature. Pour remédier à cet impair, je vous propose donc de parler d’un grand auteur autrichien Stefan Zweig et l’un de récit Amok.

Pour ceux qui ne connaisse pas cet auteur, voici en quelque mots sa biographie. Stefan Zweig est né le 28 novembre 1881 et mort le 22 février 1942. Écrivain, dramaturge, journaliste et biographe, il a notamment écrit La confusion des sentiments Le joueur d’échec et rédigé les biographies de Mary Stuart, Marie-Antoinette ou encore Balzac, le roman de sa vie.

De 1922 à 1927, Stefan Zweig a consacré sa plume et son temps à écrire plusieurs œuvres sur le thème cher à la littérature qu’est l’amour. Amok fut le premier de ces récits et dépeint un tableau assez sombre des passions.
Suite à un endettement, un jeune médecin Allemand part exercer en Inde. Là-bas il fait la connaissance d’une jeune femme de la haute bourgeoisie européenne qui souhaite avorter et dont il tombe éperdument amoureux. Le médecin choqué par l’attitude hautaine de la femme accepte à condition qu’elle s’excuse. Elle refuse et s’enfuit. Fou d’amour et emplit de remords il part alors à sa recherche…

Pourquoi Michel a aimé
Malgré une histoire assez sordide et un héros complétement un tantinet dérangé, Zweig propose encore une fois un récit poignant entraînée par une plume de maître : les descriptions du ressentir de héros-victime sont troublantes de réalisme.
Bien plus qu’une histoire d’amour dramatique, Amok (terme désignant une maladie qui pousse un sujet fou furieux à tuer toutes les personnes qu’il croise) est un récit qui traite avec beaucoup de perspicacité du mal-être (signifié par des angoisses) et de la folie amoureuse. D’ailleurs en français il n’y que quelques lettres qui diffèrent entre « Amour » et « Amok », la frontière est donc étroite…
Enfin ce qui est troublant à la lecture de cette nouvelle, c’est que tout comme son héros Zweig se suicidera (accompagné de sa seconde épouse) quelque années plus tard. Alors à l’écriture d’Amok l’auteur songeait-il déjà à mourir prématurément ?

Avant de refermer le livre, prenez le temps de lire la préface de Romain Rolland, tout à fait remarquable tant par sa verve que par son contenu (tout en manquant tout de même d’un peu d’esprit critique).

A lire accompagné d’une boîte de lexomil surtout si vous êtes un peu dépressif.

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