Le mois d’août approchant à grands pas, je vous propose une sélection de livres à emporter dans sa valise.
Il y a déjà Le magasin des suicides, mais pour ceux qui préfèrent les policiers (c’est bien un policier en été), voici l’aliéniste de Caleb Carr.
Je plante le décor : New York 1896, dans le quartier de Lower East Side. De jeunes garçons prostitués sont retrouvés atrocement mutilés. Le désintérêt de la police pour cette affaire, pousse alors le préfet à faire appel à John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste pour mener l’enquête. Ce dernier, spécialiste des maladies mentales, va tenter de dresser le profil du meurtrier pour arrêter le massacre.
Pourquoi Michel va absolument le lire
Dans un rythme effréné, Caleb Carr nous entraine dans les bas-fonds d’un New-York sombre, proche du Londres de Jack L’éventreur.
L’aliéniste est un policier haletant très bien mené qui nous fait découvrir les premières techniques d’investigation : le relevé d’empreintes, l’autopsie et bien entendu l’analyse psychologique.
Un vrai régal surtout si vous aimez les thrillers historiques ou psychologiques.
L’aliéniste, Caleb Carr
Pocket, 574 pages
6,94 €
Avec son Magasin des Suicides, Jean Teulé nous ouvre les portes d’un monde (passé, présent, futur ?) où le suicide est au centre de toutes les préoccupations. Ce qui permet de faire tourner le commerce des Tuvache heureux propriétaires d’un magasin des suicides. Ici on vend tout le matériel pour mourir dans les meilleures conditions comme l’indique leur slogan « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ». Tout ce petit monde vit, telle la famille Adams, dans un parfait désespoir jusqu’au jour où un petit bout de gaîté pointe son nez sous les traits du benjamin Tuvache.
En vous lançant dans cette histoire, attendez-vous à prendre une bouffée d’oxygène contrairement à ce qu’on pourrait croire. Même si le sujet n’a rien de drôle, l’auteur l’aborde de façon légère grâce à l’humour et déridera les plus crispés.
Pourquoi Michel va aimer ?
Tout d’abord parce que c’est drôle (on ne rit pas à gorge déployée mais on est bien obligé de sourire plusieurs fois). Ensuite parce que c’est bien écrit, le style n’est pas pompeux et tout aussi frais que l’histoire.
Cerise sur le gâteau, ce livre réjouira les réfractaires des pavés, Le magasin des suicides ne fait que 157 pages, il se lit vraiment rapidement et ne pèse pas une tonne (en collection poche bien entendu). Vous pouvez donc l’emmener partout dans le métro, sur la plage et dans sa valise.